Palli-blog: le blog de palliatif.org

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vendredi 2 mars 2007

présientiable et euthansie en France

Une réaction trés argumentée autour du débat légalisation de l'euthanasie et présidentiables par un médecin citoyen sur agoravox le media citoyen. Après de nombreuses contributions basées sur une totale méconnaisance du problème sur ce média citoyen (etre citoyen ne signifie pas avoir un avis pertinent sur tout et le café du commerce n'est pas obligatoirement le lieu idéal pour ce genre de discussion) cette réaction pleine de bon sens de tact et de finesse mérite la lecture attentive

http://www.agoravox.fr/tb_receive.php3?id_article=19884




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ESPAGNE vers une clarification à la française

A lire sur le site de 7 sur 7 une espagnole vient de se voir reconnaitre le droit de refuser d'etre maintenu en vie artificiellement par un appareil respiratoire.



A l'exemple de la loi française le gouvernement régional andalou fait bien la différence entre le droit pour un patient conscient de refuser ce qu'il consièdere comme de l'acahrnement (dans le cas présent une assistance repsiratoire artificielle) et la pratique d'une euthanasie (c'est à dire l'administration d'une substance dans le but de provoquer la mort).

On ne peut que se félicier de voir la clarification se faire en Europe sur deux problèmes bien différents

les questions d'acharnement thérapeutique
les questions de suicide légalement assisté

questions que le spartisans de la légalisation de l'euthanasie essaye en permanence de mélanger ...


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dimanche 28 janvier 2007

Belgique : une enquete sur les demandes des patients, des familles et des soignants

Une organisation de consommateurs (TEST ACHAT) vient de publier une enquete sur les pratiques belges en matière de fin de vie.

Bien que la méthodologie ne soit pas clairement détaillée et que certaines conclusions paraissent trés apperoximative, cette étude est interessante à plus d'un titre.
D'abord elle a l'immnese mérite de faire enfin la différence entre euthansaie, suicide assistée et les autres pratqiues liées à la fin de vie.
Elle pointe clarement le lien entre acharnement thérapeutique et demande des patients "d'en finir". De même c'est bien la douleur mal maitrisée qui est le principal motif de ce type de demande.

Malgré son caractère approximatif, ses faiblesse méthodologiques et son parti pris favorable à la loi belge en favuer de l'euthansie une enquête à lire et à méditer.



Quelques exemples d'incohérences (extraites de l'article)

49 % de l'échantillon avait effectivement demandé une intervention de fin de vie au sens large du mot. 15 % ont demandé une aide au suicide ou une euthanasie et 13 % de pratiquer une euthanasie, donc de leur administrer un médicament mortel.

A quelques exceptions près, Test Santé n'a trouvé aucune différence significative dans la fréquence des demandes entre les patients bénéficiant de soins palliatifs et ceux bénéficiant de soins de fin de vie courants.


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lundi 22 janvier 2007

Esapgne : suicide d'une patiente atteinte de SLA

Encore une "affaire" de fin de vie où les medias et les partisans de la legalisation de l'euthanisaie entretiennent la confusion.


LCI rapporte un article du quotidien El Pais   qui détaille le suicide d'une patiente atteinte de SLA (maladie de Charcot).

Comme c'est trop souvent le cas on entretient la confusion entre 3 situations bien différentes :

  • le suicide (une personne décide de provoquer sa propre mort)
  • l'euthansaie (une personne décide de provoquer la mort d'un eautre personne, dans un but compassionnel en lui administrant une substance léthale)
  • l'arrêt ou la limitation de traitements maintenant en vie artificiellement (à la demande du sujet conscient, ou dans le cadre d'une décision collective si le sujet est inconscient, les médecins mettent fin à un traitement qui maintient en fin artificiellement, laissant la mort survenir, le maintien artificiel en vie étant considéré comme une obstination déraisonnable)
Dans la situation de Madeleine nous sommes bien dans la première problématique (le suicide)

Par ailleurs la loi d'avril 2005 permet pour la France la troisième situation. Ainsi dans la situation du patient italien qui a defraillé la chronique il y a quelques semaines (cf ce blog) aurait été facilement résolue en France : tout patient a le droit d'exiger l'arrêt d'un traitement le maintenant artificiellement en vie.

Par contre la question de la légalisation de  l'euthanasie est bien différente mais elle devient difficile à justifier si l'on évite les sophismes et les raisonnements tronqués ...


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lundi 8 janvier 2007

Pour qu’Ashley arrête de grandir

Dossier complet sur le site de RFI
Aux USA des médecins en accord avec les parents d'une fillette handicapée mentale décident d'intervenir médicalement et chirurgicalement afin
  • de bloquer sa croissance
  • de lui enlever l'utérus et les glandes mamaires pour lui éviter les douleurs des règles et le risque de cancer du sein

Nous voici en pleines fééries anatomiques (titre d'un ouvrage de M Onfray sous titré anatomie d'un corps faustien)...

Face à de telles pratiques, es risques de dérives ont été bien analysées par L Sfez (le reve biotechnologique, utopie de la santé parfaite) ainsi que par R Gory (la santé totalitaire).

La justification avancée (probablement exacte) est de permettre aux parents de mieux s'occuper de leur fille et de la "protéger" mais où donc passe ici le sujet ? Devient-il un objet que l'on "bricole" à volonté ? Le désir des parents doit-il etre pris au pied de la lettre par les médecins qui rendent possible ce "bricolage" ?

Il existe bien sur une opposition à ce type de pratique de nature religieuse (l'individu n'est qu'une personne, créature et propriété de Dieu).

Il peut aussi exister une opposition fondée sur une réflexion éthique différente du référentiel utilitariste ou faustien ...

Comme le rappelait utilement Pierre Dac "au delà des bornes il n'y a plus de limites ..."



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vendredi 15 décembre 2006

Italie : comprendre les débats en cours

En Italie on assite à une relance du débat autour des questions de fin de vie faussement intitulé debt sur l'euthanasie. Un article du site de TF1 permet de bien comprendre la situation.

La question qui se pose ici est celle du droit d'un patient à s'opposer à un traitement, même si celui-ci est indispensable à son maintien en vie. Il ne s'agit pas d'une demande d'euthanasie (ni même de suicide assisté) mais du droit d'un patient conscient à décider ce qui pour lui même est de l'obstination déraisonnable et ce qui ne l'est pas ...

La loi française d'avril 2005 a permis de clarifier parfaitement ces notions. En France le cas du patient italien maintenu en vie artificiellement et contre son grès par un respirateur serait résolu sans ambage par l'article 3 et 4 de la loi d'avril 2005. Aucun recours à la justice dans la décision (avec la conséquence évidente de confier à des juristes de trancher sur des questions qui relèvent du soin).

Après s'être assuré que le patient avait parfaitement compris les conséquences léthales de sa décision de refuser le maintien de la ventilation artificielle et après que le malade ait réaffirmer sa décision dans un délai raisonnable le médecin aurait l'obligation (et pas la possibilité) d'arréter le respirateur.

Aucune pratique d'euthansie ici. Le simple respect des droits d'un patient à mourir. Par contre bien évidement et contrairement par exemple au geste du Dr Chaussoy dans l'affaire Humbert, la loi française réaffirme bien l'interdiction de provoquer la mort en adminstrant par exemple du potassium. Elle impose au médecin de prodiguer à un malade dans cette situation les soins de confort appropriés (dans ce cas la pratique d'une sédation parait une évidence afin que le patient ne ressente pas une détresse asphyxique).

On voit que si la loi d'avril 2005 mériterait d'être mieux connue en France, elle pourrait aussi inspirer d'autres pays !

vendredi 8 décembre 2006

France : la mort en prison d'un détenu en fin de vie ... Quels soins palliatifs en prison ?

A l'occasion de la mort d'un prisonnier (au passé particulièrement chargé) des suites d'un cancer en phase terminale, B Kouchner revient dans une interview au Nouvel Obs sur les dispositions que "sa" loi (loi du 4/03/2002) avaient prévues pour suspendre la peine  de prisonniers en fin de vie afin qu'ils puissent bénéficier de soins palliatifs de qualité

Il s'agit d'une question interessante : l'accès aux soins palliatifs pour tous (affirmé par la loi de 1999) n'est bien évidement pas une réalité. Il existe en France de nombreuses inégalaités territoriales (certains territoires comme l'Ile de France ou le Nord Pas de Calaiis sont bien mieux dotés que d'autres en structures spécialisées de soins palliatifs ...). Il existe également d'autres inégalités dans cet accès à l'offre de soins palliatifs (par exemple pour les sans domiciles fixes, les précaires, les étrangers en situation irrégulière. C'est le cas de tous ceux qui n'ont ni mutuelle ni CMUC et que les hopitaux refusent d'admettre pour ne pas avoir à supporter le non paiement du forfait journalier en ces périodes de disettes budgétaires.
Et il y a bien sur cette question de l'accès aux soins palliatifs pour les détenus. La position de B Kouchner (que traduit la loi éponyme) c'est qu'on ne peut pas prendre en charge un patient en fin de vie en milieu carcéral. Il convient donc de suspendre sa peine pour qu'il soit pris en charge dans le système de santé habituel. Cette position, qui reflète une position défendue par la CEDH, repose sur le fait que les structures traditionnelles seraient en capacité d'accueillir ces patients : c'est manifestement faux. Devant la pénurie de places en Unités de Soins Palliatifs (demandes plus de 5 fois supérieure à l'offre en ile de france .... c'est dire ce que cela doit etre ailleurs !), il est quasi impossible de faire admettre un détenu bénéficiant d'une suspension de peine en USP. Et qui plus est lorsque ce détenu est un serial killer ou un violeur en série. Une question n'est pas clairement posée : comment une équipe soignante peut sans expérience et sans recul prendre en charge ce type trés particulier de patients ...
Par ailleurs la conception ontologique de la dignité que défendent les promoteurs des soins palliatifs devraient les conduirent à considérer qu'un malade en fin de vie quel que soit son passé judiciaire doit être pris en charge au mieux de ce qu'il est possible de faire ... Mais la réalité est différente. La confrontation entre l'image idéalisé du mourant et la dure réalité des horreurs commises conduit à un dilemme éthique et pratique qui mériterait une réflexion poussée et une confrontation d'expériences.
Une autre piste pourrait être avancée : la mise en ouevre d'une offre de soins palliatifs au sein de la médecine pénitencière : démarche palliative partout où il ya des détenus malades en fin de vie, matérialisé le cas échéant par des lits identifiés de soins palliatifs adapté à la médecine carcérale. Et création au sein de l'hopital de Fresnes (seul hopital pénitenciaire) d'une véritable USP capable de prendre en charge les situations les plus complexes de détenus en fin de vie.


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mardi 21 novembre 2006

Allemagne un infirmier condamné pour avoir euthanasié une trentaine de malades

Epilogue judiciaire dans l'affaire de "l'ange de la mort". Cet infirmier mettait en pratqiue ces théories sur l'euthanasie "compassionnelle" en inhectant un cocktail mortel à des patients qui devaient selon lui "etre délivrés de leuers souffrances".

A lire dans 24 heures en ligne ...

L'intentionnalité affichée était toujours la compassion. Cette affaire comme bien d'autres montre bien que cette notion de compassion dans l'intention comme facteur exonérant de l'interdit du meurtre (surtout pour un professionnel de santé) n'est pas pertinente. Il suffirait sinon d'affirmer "je l'ai fait pour son bien" pour justifier tous les actes défendus par la loi ... La justice allemende ne s'est pas laissé entrainé sur cette pente dangereuse et elle a considéré qu'il s'agissait plutot d'une pathologie psychiatrique ... On peut bien sur rapprocher cette affaire de clle de C alevre en France  ... (cf sur palliatif.org le dossier qui lui est consacrée).


lundi 13 novembre 2006

Le nombre des euthanasies pratiquées progresse en Belgique

Un article québéquois (sic !) fait le point sur lle rapport annuel concernant les décklarations d'euthanasie pratiquées légalement en Belgique ...
La tendance est à l'augmentation (17/mois en 2002, 37/mois début 2006).
Il est frappant de constaer la disparité régionale (86 % en Flandres et seulement 14 % en Wallonie).


lundi 6 novembre 2006

France : Polémique sur l'entrée de l'ADMD comme représentants des usagers dans les hôpitaux

A lire un article du Figaro sur l'agrément donnée à l'ADMD pour représentrer les usagers au sein des conseils d'administration des hopitaux.

La mobilisation contre cette décision du minsitre de la Santé semble surtout passer par des associations trés marquées idéologiquement (association proluife anti avortement et antieuthanasie, intégristes ou fondamentalistes).
Du coté des représentants des soins palliatifs c'est surtout une incitation à ce que des associations de bénévoles puissent également etre agréé qui est mise en avant (xcf www.sfap.org)



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mardi 24 octobre 2006

Octogénaire aux assises : suite

A lire un complément sur le site du BNouvel Obs
l'octogénaire accusée d'avoir mis fin aux jours de sa fille handicapée ne voulait plus la voir souffrir

Ce qui est interessant est de comparer la tonalité de l'article avec son auteur ...
Frederic Veille est xcelui qui a "co écrit" le livre de V Humbert ... et qui est un des piliers du mouvement en faveur de la légalisation de l'euthanasie ...
A travers son article il continue à distiller que l'amour quand il commande de tuer sobn enfant doit escuser le geste criminel comme dans l'affaire Marie Humbert.
On voit bien ainsi comment manipuler l'opinion publique en faveur d'une dépénalisation de tout geste dont l'intentionnalité affichée est l'amour compassionnel.

On attend toujours une position officielle de l'ADMD : soutiendra-t-elle l'octogénaire comme elle avait soutenue C Malevre (l'infirmière de Mantes la jolie) pour tenter d'en faire une martyre de la cause pro euthanasie ...


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lundi 23 octobre 2006

France : une octogénaire aux assises pour avoir étranglée sa fille handicapée

Cette semaine débute le procès d"une octogénaire qui a étranglée sa fille "car elle ne supportait plus de la voir souffrir". Une nouvelle fois une question interessante : la société peut elle accepter que faute d'une prise en charge correcte des patients handicapées adultes la solution soit un passage à l'acte brutal (etranglement dans le cas présent).

A lire sur le site du Nouvel Obs

Si sans nul doute il ne s'agit pas de protégéer la société d'une criminelle qui risquerait de récidiver, il s'agit de savoir si la compassion affichée suffit à excuser un geste criminel. Un non-lieu serait un nouvau signal que désormais il est possible de s'affranchir de la loi au nom de valeurs supérieures (sorte de primauté d'une loi naturelle sur le droit positif). On retrouve la problématique éternelle d'Antigone préférant désobeir aux lois au nom du devoir qu'à une soeur de rendre hommage à son frère mort. Ici c'est (comme dans l'affaire Marie Humbert) au nom des droits d'une mère sur sa fille que celle-ci lui ote la vie.
Il sera interessant de suivre la position des partisans d'une légalisation de l'euthanasie sur ce dossier ...


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mardi 17 octobre 2006

Belgique : centralisation informatique des directives anticipées

En Belgique, d'après un article du Vif,  on s'apprête à mettre en place une gestion centralisée des "testaments de vie" correspondant à des directives anticipées, afin qu'elles puissent etre portées à connaissance des médecins en charge d'un patient non capables d'exprimer ses volontés et qui aurait rédigés des directives anticipées.
POur mémoire une telle solution, pronée notamment par l'ADMD, n'a pas été retenue en France dans le cadre du décrte d'application d ela loi d'avril 2005.
La centralisation informatique, outre les questions complexes de sécurisation de l'accès, renforce de manière importante la portée des directives anticipées. C'est de fait un pas important vers l'opposabilité de ces directives, c'est à dire leur effet qui s'impose aux médecins au même titre que s'impose au médecin la décision d'un patient conscient.

Vaste débat ... mais aussi inquiétant débat qui ruisque plonger la médecine belge dans une judiciarisation embarassante : un médecin pourra etre condamné (comme dans certains états des USA) s'il n'a pas respecté une volonté anticipée de non-réanimation par exemple, si cette décision était inscrite sur le registre informatique natiuonal ...


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mercredi 11 octobre 2006

Exposition autour des pratiques d'euthanasie du régime nazi

A lire sur un journal luxembourgeois un article sur les pratiques d'euthanasie et de stérilisations durant le III reich en Allemagne.

Plus de 200 000 personnes "indignes de vivre" (cf le livre de Binding et Hoche *) auraient ainsi été euthansiés.

Cela fait froid dans le dos ...

* K Schank et M Schooyans : Euthanasie : le dossier Binding et Hoche (Editions Sarment).

lundi 9 octobre 2006

La place des animaux domestiques auprès des patients en fin de vie

A l'occasion de la journée mondiale des soins palliatifs le quotidien Suisse 24 heures publie un interessant reportage sur la placedes animaux de compagnie auprès des patients en fin de vie dans une USP


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dimanche 8 octobre 2006

Les rocks stars soutiennent les soins palliatifs

Bono et sir Elton John soutiennent la seconde journée mondiale des soins palliatifs ..
A découvrir sur le site de U2 le groupe rock animé par Bono notamment ...






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Allemagne : soupçons sur 130 cas d'euthanasie

Une dépèche reprise par un journal marocain évoque l'inculpation d'une infirmière allemande soupçonnée de 130 cas d'euthanasie ...

Un dossier à suivre pour en savoir plus ...


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mercredi 27 septembre 2006

GB : une situation passée inapercue : quel droit à une nutrition artificielle ?

Un anglais atteint d'une maladie dégénerative congénitale sévère (ataxie de Friedreich) a saisi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour contester une décision du GMC (structure britannique décidant des bonnes pratiques médicales) confiant aux médecins la décision de poursuivre ou non une nutrition hydratation artificielle (NHA) pour les patients en état végétatif chronique.
Actuellement totalement conscient, mais connaissant bien les risques d'atteintes cognitives sévères résultant de l'évolution de sa maladie (il a accompagné son frère dans cette même situation), Mr Burke souhaitait obtenir du système de santé anglais la garantie qu'il pourra bénéficier d'une NHA jusqu'à sa mort. Autrement dit il souhaite avoir la garantie qu'on ne lui retirera pas cette NHA dans le cadre d'une limitation ou d'un arrêt des traitements actifs si il venait à présenter un état végétatif.
Après différentes péripéties judiciares en GB c'est finalement devant la CEDH qu'est arrivée l'affaire. Celle-ci a "botté en touche", confirmant son souhait de ne plus être saisie dans chaque affaire de ce type (cf affaire D Pretty, affaire Sanpedro qui ont finies par lui être soumises). On pense aussi bien sur au feuilleton judiciaire de l'affaire T Schiavo (cf sur ce blog)
Ceci étant le débat est interessant. Ce n'est pas parce qu'il est aujourd'hui reconnu par la plupart des intervenants (sauf certains courants prolife traditionalistes, voire intégristes) que la NHA est bien un soin actif et pas un soin de confort qu'il faut pour autant avoir une attitude systématique de suspension de ces traitements en fin de vie ou en cas d'état végétatif.
Dans le cas précis il parait évident que ce n'est pas à la justice mais bien aux médecins qu'il revient de pouvoir se conformer aux volontés du patient et de respecter sa décision. En France en application de la loi Léonetti ce patient pourrait rédiger des directives anticipées et désigner une personne de confiance afin de peser fortement sur la décision médicale (qui interviendrait dans un cadre collégial et après concertation avec l'équipe soignante). On imagine donc difficilement qu'une décision d'arrêt de la NHA contraire aux souhaits exprimés puisse être prise dans ces conditions ...
Cela démontre une nouvelle fois l'intelligence de cette loi qui offre un cadre ouvert à toutes les situations particulières, au lieu de prétendre les envisager toutes ...

Pour en savoir plus sur cette affaire cf le site de la BBC (in english of course ... rien en français sur le web si ce n'est un résumé de Chretien Infos  - trés engagé sur des positions pro-life)


Quebec : une tribune libre classant l'euthansie comme acte de soins

Après le congrès des partisans de l'euthanasie à Toronto se tient à Montréal un congrès autour des soins palliatifs. A cette occasion vient de paraitre une tribune libre interessante.

Son auteur, travailleur social, propose clairement de classer l'euthanasie (c'est à dire l'adminsitration de substances léthales dans le but de provoquer la mort, dans un but compassionnel et à la demande de l'interessé) comme un soin. Ce soin (le faire mourir à la demande) a pour l'auteur la même légitimité pour les professionnels de santé que les soins palliatifs ou tout autre acte de soins.
Cette position, quoique évidement trés discutable, ouvre un débat relativement nouveau. En effet si les partisans de l'euthanasie souhaite habituellement confier aux médecins l'acte mortifaire lui même (cf les lois néerlandaises et belges) c'est plus par le biais d'une injonction sociale ("c'est votre boulot que de la faire puisque c'est la volonté de la société"). Ici c'est un autre point de vue qui est exprimé : les professionnels de santé auraient à intégrer les pratiques d'euthanasie dans leurs pratiques de soins ... Et tant qu'on y est les acteurs de soins palliatifs étant les plus directement concernés par la fin de vie, ce seraient naturellement à eux de pratiquer ces euthanasies ...
Ce point de vue est radicalement opposé aux propos de L Puybasset, responsable du groupe éthique de la Socité Française d'Anesthesie Réanimation qui plaide au contraire sur la nécessaire séparation de tout acte d'euthanasie avec les professionnels de santé (tribune parue dans le quotidien du médecin et reprise sur le site de l'ADMD).
A bce stade la lecture d'un texte de Kundera (la colline aux suicidés in L'insoutenable légéreté de l'être) s'impose pour tenter d'éclaircir le débat sur qui devrait se charger du sale boulot si la société venait à légaliser les pratiques d'euthanasie ?


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lundi 25 septembre 2006

Italie : relance du débat sur l'euthanasie

Suite à une médiatisation tragique (cf le message sur la pièce de théâtre autour de Mme Humbert) les militants italiens d'une loi légalisant l'euthanasie relance le débat.

A lire sur le site de TF1

Pour mémoire, en France et grace à la loi léonetti d'avril 2005, ce patient (non en fin de vie mais maintenu en vie artificiellement par un appareil respiratoire) pourrait tout à fait obtenir d'être "débranché" de son respirateur et accompagner (par une sédation) dans la survenue de la mort (c'est l'article 4 de la loi d'avril 2005 - cf analyse sur le site de la SFAP).

Ce qui ne serait pas possible par contre c'est l'administration d'une "piqure" (de KCL ou autre) pour provoquer sa mort ...
Pour mémoire et contrairement à ce qu'affirment un certain nombre d egens en Belgique il ne serait pas possible de pratiquer une euthansie pour ce type de patient (qui ne peut être considéré en fin d evie pour la lio belge : cf une affaire similaire récente).


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