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dimanche 28 janvier 2007

Belgique : une enquete sur les demandes des patients, des familles et des soignants

Une organisation de consommateurs (TEST ACHAT) vient de publier une enquete sur les pratiques belges en matière de fin de vie.

Bien que la méthodologie ne soit pas clairement détaillée et que certaines conclusions paraissent trés apperoximative, cette étude est interessante à plus d'un titre.
D'abord elle a l'immnese mérite de faire enfin la différence entre euthansaie, suicide assistée et les autres pratqiues liées à la fin de vie.
Elle pointe clarement le lien entre acharnement thérapeutique et demande des patients "d'en finir". De même c'est bien la douleur mal maitrisée qui est le principal motif de ce type de demande.

Malgré son caractère approximatif, ses faiblesse méthodologiques et son parti pris favorable à la loi belge en favuer de l'euthansie une enquête à lire et à méditer.



Quelques exemples d'incohérences (extraites de l'article)

49 % de l'échantillon avait effectivement demandé une intervention de fin de vie au sens large du mot. 15 % ont demandé une aide au suicide ou une euthanasie et 13 % de pratiquer une euthanasie, donc de leur administrer un médicament mortel.

A quelques exceptions près, Test Santé n'a trouvé aucune différence significative dans la fréquence des demandes entre les patients bénéficiant de soins palliatifs et ceux bénéficiant de soins de fin de vie courants.


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lundi 22 janvier 2007

Esapgne : suicide d'une patiente atteinte de SLA

Encore une "affaire" de fin de vie où les medias et les partisans de la legalisation de l'euthanisaie entretiennent la confusion.


LCI rapporte un article du quotidien El Pais   qui détaille le suicide d'une patiente atteinte de SLA (maladie de Charcot).

Comme c'est trop souvent le cas on entretient la confusion entre 3 situations bien différentes :

  • le suicide (une personne décide de provoquer sa propre mort)
  • l'euthansaie (une personne décide de provoquer la mort d'un eautre personne, dans un but compassionnel en lui administrant une substance léthale)
  • l'arrêt ou la limitation de traitements maintenant en vie artificiellement (à la demande du sujet conscient, ou dans le cadre d'une décision collective si le sujet est inconscient, les médecins mettent fin à un traitement qui maintient en fin artificiellement, laissant la mort survenir, le maintien artificiel en vie étant considéré comme une obstination déraisonnable)
Dans la situation de Madeleine nous sommes bien dans la première problématique (le suicide)

Par ailleurs la loi d'avril 2005 permet pour la France la troisième situation. Ainsi dans la situation du patient italien qui a defraillé la chronique il y a quelques semaines (cf ce blog) aurait été facilement résolue en France : tout patient a le droit d'exiger l'arrêt d'un traitement le maintenant artificiellement en vie.

Par contre la question de la légalisation de  l'euthanasie est bien différente mais elle devient difficile à justifier si l'on évite les sophismes et les raisonnements tronqués ...


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lundi 8 janvier 2007

Pour qu’Ashley arrête de grandir

Dossier complet sur le site de RFI
Aux USA des médecins en accord avec les parents d'une fillette handicapée mentale décident d'intervenir médicalement et chirurgicalement afin
  • de bloquer sa croissance
  • de lui enlever l'utérus et les glandes mamaires pour lui éviter les douleurs des règles et le risque de cancer du sein

Nous voici en pleines fééries anatomiques (titre d'un ouvrage de M Onfray sous titré anatomie d'un corps faustien)...

Face à de telles pratiques, es risques de dérives ont été bien analysées par L Sfez (le reve biotechnologique, utopie de la santé parfaite) ainsi que par R Gory (la santé totalitaire).

La justification avancée (probablement exacte) est de permettre aux parents de mieux s'occuper de leur fille et de la "protéger" mais où donc passe ici le sujet ? Devient-il un objet que l'on "bricole" à volonté ? Le désir des parents doit-il etre pris au pied de la lettre par les médecins qui rendent possible ce "bricolage" ?

Il existe bien sur une opposition à ce type de pratique de nature religieuse (l'individu n'est qu'une personne, créature et propriété de Dieu).

Il peut aussi exister une opposition fondée sur une réflexion éthique différente du référentiel utilitariste ou faustien ...

Comme le rappelait utilement Pierre Dac "au delà des bornes il n'y a plus de limites ..."



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