En Italie on assite à une relance du débat autour des questions de fin de vie faussement intitulé debt sur l'euthanasie. Un article du site de TF1 permet de bien comprendre la situation.

La question qui se pose ici est celle du droit d'un patient à s'opposer à un traitement, même si celui-ci est indispensable à son maintien en vie. Il ne s'agit pas d'une demande d'euthanasie (ni même de suicide assisté) mais du droit d'un patient conscient à décider ce qui pour lui même est de l'obstination déraisonnable et ce qui ne l'est pas ...

La loi française d'avril 2005 a permis de clarifier parfaitement ces notions. En France le cas du patient italien maintenu en vie artificiellement et contre son grès par un respirateur serait résolu sans ambage par l'article 3 et 4 de la loi d'avril 2005. Aucun recours à la justice dans la décision (avec la conséquence évidente de confier à des juristes de trancher sur des questions qui relèvent du soin).

Après s'être assuré que le patient avait parfaitement compris les conséquences léthales de sa décision de refuser le maintien de la ventilation artificielle et après que le malade ait réaffirmer sa décision dans un délai raisonnable le médecin aurait l'obligation (et pas la possibilité) d'arréter le respirateur.

Aucune pratique d'euthansie ici. Le simple respect des droits d'un patient à mourir. Par contre bien évidement et contrairement par exemple au geste du Dr Chaussoy dans l'affaire Humbert, la loi française réaffirme bien l'interdiction de provoquer la mort en adminstrant par exemple du potassium. Elle impose au médecin de prodiguer à un malade dans cette situation les soins de confort appropriés (dans ce cas la pratique d'une sédation parait une évidence afin que le patient ne ressente pas une détresse asphyxique).

On voit que si la loi d'avril 2005 mériterait d'être mieux connue en France, elle pourrait aussi inspirer d'autres pays !