Cette semaine débute le procès d"une octogénaire qui a étranglée sa fille "car elle ne supportait plus de la voir souffrir". Une nouvelle fois une question interessante : la société peut elle accepter que faute d'une prise en charge correcte des patients handicapées adultes la solution soit un passage à l'acte brutal (etranglement dans le cas présent).

A lire sur le site du Nouvel Obs

Si sans nul doute il ne s'agit pas de protégéer la société d'une criminelle qui risquerait de récidiver, il s'agit de savoir si la compassion affichée suffit à excuser un geste criminel. Un non-lieu serait un nouvau signal que désormais il est possible de s'affranchir de la loi au nom de valeurs supérieures (sorte de primauté d'une loi naturelle sur le droit positif). On retrouve la problématique éternelle d'Antigone préférant désobeir aux lois au nom du devoir qu'à une soeur de rendre hommage à son frère mort. Ici c'est (comme dans l'affaire Marie Humbert) au nom des droits d'une mère sur sa fille que celle-ci lui ote la vie.
Il sera interessant de suivre la position des partisans d'une légalisation de l'euthanasie sur ce dossier ...


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