Après le congrès des partisans de l'euthanasie à Toronto se tient à Montréal un congrès autour des soins palliatifs. A cette occasion vient de paraitre une tribune libre interessante.

Son auteur, travailleur social, propose clairement de classer l'euthanasie (c'est à dire l'adminsitration de substances léthales dans le but de provoquer la mort, dans un but compassionnel et à la demande de l'interessé) comme un soin. Ce soin (le faire mourir à la demande) a pour l'auteur la même légitimité pour les professionnels de santé que les soins palliatifs ou tout autre acte de soins.
Cette position, quoique évidement trés discutable, ouvre un débat relativement nouveau. En effet si les partisans de l'euthanasie souhaite habituellement confier aux médecins l'acte mortifaire lui même (cf les lois néerlandaises et belges) c'est plus par le biais d'une injonction sociale ("c'est votre boulot que de la faire puisque c'est la volonté de la société"). Ici c'est un autre point de vue qui est exprimé : les professionnels de santé auraient à intégrer les pratiques d'euthanasie dans leurs pratiques de soins ... Et tant qu'on y est les acteurs de soins palliatifs étant les plus directement concernés par la fin de vie, ce seraient naturellement à eux de pratiquer ces euthanasies ...
Ce point de vue est radicalement opposé aux propos de L Puybasset, responsable du groupe éthique de la Socité Française d'Anesthesie Réanimation qui plaide au contraire sur la nécessaire séparation de tout acte d'euthanasie avec les professionnels de santé (tribune parue dans le quotidien du médecin et reprise sur le site de l'ADMD).
A bce stade la lecture d'un texte de Kundera (la colline aux suicidés in L'insoutenable légéreté de l'être) s'impose pour tenter d'éclaircir le débat sur qui devrait se charger du sale boulot si la société venait à légaliser les pratiques d'euthanasie ?


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