Lefigaro.fr/Madame

Apres son brûlot sur les prisons en 2000, Véronique Vasseur, médecin à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, publie son journal de bord, “L’hôpital en danger”. Etat des lieux et solutions. Extraits de l'interview :


Je suis tout à fait contre l’acharnement. Il permet au médecin d’éviter de se poser des questions. La personne est fichue, on le sait. Elle gémit. Elle pousse des cris. C’est insupportable ! Les choses ne se font jamais sans l’avis de la famille. On ne fait jamais rien d’autre que de donner de la morphine. Pour moi, oui, c’est de la torture. Quelqu’un qui va mourir, au lieu de lui prendre la main, d’essayer de l’apaiser, on lui prend encore sa température. On l’entube. On l’astreint à de douloureux examens désormais inutiles. Quand on ne le gave pas de force. C’est inhumain !


oui décidement beaucoup de travail reste à faire !